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Art de vivre & loisirs

Carnet de voyage illustré : le choisir pour dessiner sur place

Papier, format, poids : comment choisir un carnet de voyage pour y coller vos photos et dessiner sur place, avec les bons réflexes avant de partir.

Par Élodie Leroy Publié le 26 octobre 2026 4 min de lecture
Carnet de voyage illustré : le choisir pour dessiner sur place
Photo Dua'a Al-Amad / Pexels
Sommaire · 4 min
  1. Pourquoi rapporter un carnet plutôt qu’une pile de photos
  2. Le papier qui accepte l’aquarelle, le crayon et la colle
  3. Format et poids : ce qu’on porte vraiment dans le sac
  4. Composer une double page entre croquis et photo imprimée
  5. Ce que l’atelier créatif du voyage apprend en une après-midi
  6. Le dernier conseil avant de partir

Un carnet rapporté d’un voyage, on le feuillette dix ans après. Une carte mémoire, on l’ouvre une fois, on la range, on l’oublie dans un tiroir avec trois autres. La différence ne tient pas au talent du dessinateur. Elle tient à ce qu’on a choisi d’y glisser, et comment.

Pour transformer un cliché en dessin sans perdre la ressemblance, la bonne approche reste dessiner un souvenir à partir d’une photo, directement sur une double page du carnet, à côté du tirage original collé en vis-à-vis.

Pourquoi rapporter un carnet plutôt qu’une pile de photos

Un carnet force une sélection. On ne peut pas y coller les 400 photos du voyage : la place manque, le poids aussi. Alors on choisit la scène qui compte vraiment, celle du marché à l’aube ou du visage d’un commerçant croisé une seule fois.

Ce tri est le vrai souvenir. Une photo qui ne dit rien de pourquoi on l’a prise ne vaut pas la place qu’elle occupe. Un carnet, lui, oblige à se demander ce qu’on garde.

Le papier qui accepte l’aquarelle, le crayon et la colle

Le papier standard d’un carnet à spirale gondole dès qu’on y pose de l’eau. Pour de l’aquarelle légère, il faut un grammage minimum de 200 g/m², et idéalement un papier texturé plutôt que lisse, qui accroche mieux le pigment.

Pour coller une photo imprimée sans qu’elle gondole la page d’en face, un papier plus épais encore aide — autour de 250 g/m². Je ne prendrais jamais un carnet à spirale fine pour ce genre d’usage : la reliure cassée au bout de trois semaines de sac à dos, c’est l’erreur classique du débutant pressé en boutique.

Format et poids : ce qu’on porte vraiment dans le sac

Le format A5 reste le compromis le plus raisonnable : assez grand pour une composition, assez petit pour tenir dans une poche de veste. Un A4 impressionne en photo sur les réseaux, mais on le sort deux fois en quinze jours de voyage parce qu’il faut poser le sac pour l’ouvrir.

Côté poids, viser sous les 400 grammes pour un carnet de 80 pages évite de le laisser à l’hôtel au troisième jour. Ce détail, on ne le lit jamais sur l’emballage en magasin — il faut le peser soi-même, ou se fier à une fiche technique précise.

Photo imprimée découpée et collée sur une page de carnet avec colle et ciseaux à proximité

Composer une double page entre croquis et photo imprimée

La photo imprimée se colle à gauche, le croquis se fait à droite, sur la même scène. On reprend les mêmes lignes de force — l’horizon, la silhouette d’un bâtiment, la direction de la lumière — sans chercher la copie exacte.

Un détail suffit à faire vivre la page : la date au crayon dans un coin, l’heure, une phrase de quatre mots sur ce qui s’est passé juste avant la photo. Le motif ne trompe pas longtemps : un croquis fait sur place, avec la lumière du moment, n’a jamais le même rendu qu’un dessin copié le soir à l’hôtel sur l’écran d’un téléphone.

Ce que l’atelier créatif du voyage apprend en une après-midi

Dans un atelier créatif, la première leçon n’est jamais technique. C’est une leçon de rangement : quoi emporter, et surtout quoi laisser au sac photo. Trop de matériel tue l’envie de sortir le carnet au bord d’une route.

Trois outils suffisent la plupart du temps : un crayon HB, un feutre fin noir, et un petit flacon de colle en bâton. Le reste — gomme, règle, dix couleurs d’aquarelle — finit au fond du sac photo et n’en ressort jamais.

Carnet de voyage : ce qu’on y met

Papier

200 à 250 g/m², texturé plutôt que lisse

Format

A5, sous 400 g pour 80 pages

Outils

Crayon HB, feutre fin, colle en bâton

Composition

Photo collée à gauche, croquis à droite

Le dernier conseil avant de partir

Achetez le carnet trois semaines avant le départ, pas la veille. Faites une page test à la maison, avec de l’eau, un feutre et une photo déjà imprimée. Si le papier tient, si la colle ne gondole rien après une nuit à plat, le carnet partira avec vous. Sinon, mieux vaut le savoir chez soi qu’au bord d’un lac, feutre à la main.

Faut-il savoir dessiner pour commencer un carnet de voyage ?

Non. Le premier croquis d’un carnet sert à observer, pas à réussir un dessin. La photo collée à côté rattrape ce que le trait ne dit pas.

Combien de pages prévoir pour un voyage de deux semaines ?

Comptez une double page tous les deux ou trois jours, soit une quarantaine de pages pour deux semaines, en laissant de la marge pour les jours où l’on ne dessine rien.

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Élodie Leroy

Élodie Leroy

Rédactrice spécialisée

Élodie se consacre aux loisirs créatifs liés au voyage, proposant des idées d'activités à réaliser en déplacement. Elle valide ses contenus en s'appuyant sur des témoignages et des travaux de recherche.

Publié le 26 octobre 2026

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